Accueil du site / Home_fr / Actualités / Vie de la Maison des Auteurs / Prix Scam 2016 de consécration littéraire : Laurence Vielle

Diseuse de mots, poétesse de l’oralité, exploratrice de la langue, elle a une voix unique qui nous rappelle aussi que la poésie, vivante et vivace, a une force d’insurrection. Laurence Vielle est notre Poète nationale, elle a aussi reçu le Prix Scam de consécration littéraire pour l’ensemble de son œuvre. Retrouvez l’hommage écrit pour elle par Caroline Lamarche, qui représente les auteurs littéraires au sein du Comité belge de la Scam.

L’hommage du Comité

« Laurence Vielle c’est du feu. À la scène, en radio, avec ses recueils dits « booklegs » chez Maelström, ses titres désinvoltes : Zébuth ou l’histoire ceinte, État de marche, Du Coq à Lasne, Ouf ou encore Dame en fragments, ce qui lui va fort bien en cette année où, Poète nationale, elle fait écho, jour après jour, aux éclats du monde.

Ses textes disent les fêlures et la force, la lutte et la métamorphose, la lumière et le rire. Son être acrobate, son intelligence musicale n’arrêtent pas de donner forme à nos existences, aux révoltes et aux espoirs, à notre besoin de protection.

Laurence Vielle, notre fifre au combat, notre cantinière par grande soif, a déjà été décorée, genre Académie Charles Cros. Mais elle ne se repose pas sur ses lauriers, au contraire : ses mots courent, volent sans relâche, pleins de folie et de gravité. Et on la suit… »

Caroline Lamarche

L’autrice

Laurence Vielle est une poétesse et comédienne belge de langue française. Elle écrit-dit : pour elle, la poésie est oralité. Elle aime dire les mots, les faire sonner, les scander, les rythmer. Elle écrit pour la scène, pour la radio, toujours pour l’oreille… Elle se définit comme une glaneuse de mots, les mots des autres et les siens. Ce sont ses tambours, elle tente d’y accorder son cœur.

Claude Guerre dit à son sujet : « Laurence Vielle ne manque pas de souffle. Elle court dans les trains, elle marche sur la terre. Elle cavale les mots, elle fréquente assidûment. Elle écrit par vivre. Elle vit par écrire. Elle vit tout court, naturellement. Mais tout aussi naturellement, elle écrit court aussi. Elle n’écrit pas finalement. Elle ne cherche pas à écrire, comme disait l’autre : elle trouve. Elle est là avec sa chronique à la main-bouche : dire, oraliser, chanter, remuer les nerfs et les ventres, emplir les esprits et les âmes, pénétrer et ravir, transformer, illuminer.

C’est une philosophe de la rue. La poésie qui refuse d’être un quelconque décor embellissement du monde affreux. La poésie qui pense le monde en s’amusant de lui. La poésie qui ne s’évacue pas dans la tour d’ivoire. La poésie qui travaille d’arrache-pied sa texture vocale, sa densité de communication, sa vaillance devant les salles d’yeux et d’oreilles attentives. »

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