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Les équipes de la SACD-Scam se réjouissent et félicitent les huit auteurs membres des deux sociétés dont le travail a été récompensé par un Prix de la Critique. De la biographie théâtralisée à la chorégraphie contemporaine, nos auteurs brillent !

Huit auteurs membres de la SACD-Scam couronnés par un Prix de la Critique ! Huit univers singuliers, en prise avec la réalité du monde, qui transcendent par leur forme un questionnement parfois âpre. Comment se tailler une place dans le monde du travail ? Qu’est-ce que le dérèglement mental ? Reste-il de la place pour l’utopie dans nos vies ? Pourquoi certains sont-ils couverts de gloire alors que d’autres, qui parfois les inspirent, tombent dans l’oubli ? Huit spectacles touchants, drôle, réflexifs, qui bousculent nos parti-pris et taillent une large place à cette incertitude centrale : "What’s next ?".

Meilleures comédiennes (Catherine Mestouris, Magali Pinglaut)
Les invisbles, création d’Isabelle Pousseur d’après Le Quai de Ouistreham de Florence Aubenas.
Du livre documentaire de Florence Aubenas, Isabelle Pousseur tire des éléments qui lui permettent de construire un "road movie" où le voyage, l’aventure, les paysages, forment un contrepoint à une misère sociale qui n’en apparaît que plus terrible. L’équipée, parfois joyeuse, parfois angoissée, nous entraîne souvent aux portes de l’enfer.

Meilleur comédien (Karim Barras)
Dans son Hamlet, Michel Dezoteux explore les chemins qui mènent au déséquilibre mental. Premier volet d’une "trifolie" (avec L’Art brut et Macbeth), ce spectacle convie musiciens et comédiens dans une mise en scène contemporaine, mêlant le comique débridé au tragique shakespearien.

Meilleur espoir féminin (Céline Perret)
Thibaut Nève poursuit son étude de la figure maternelle dans Terrain vague, une pièce qui explore plus spécifiquement les rapports mère-fille. Livrant un univers hyperréaliste et noir, servi par l’interprétation de la comédienne-complice Céline Perret, qui interprète à la fois les personnages de la fille et de la mère, Terrain vague amène au rire grinçant qui s’étrangle dans la gorge.

Meilleur Seul en scène (Vincent Lécuyer)
Comme dans ses propositions précédentes, Anne-Cécile Vandalem aborde avec After The Walls/Utopia le thème de l’isolement des hommes, cette fois en explorant les liens qui lient les individus et leur habitat. Développée par le personnage de l’architecte utopiste Bernard Loizeau au cours d’une conférence débridée qui informe, harangue et convoque les spectateurs, la thèse de la faillite de l’architecture moderne en ce qui concerne la création de liens et la préservation du vivre ensemble explose en de multiples prolongations.
Au travers d’un site internet dédié www.afterthewalls.com, le spectateur est même invité à devenir membre de la communauté et à apporter sa contribution, autant intellectuelle et créative que financière, au second volet du projet After The Walls/Dystopia.

Meilleure découverte (Salvatore Calcagno)
Jeune metteur en scène et comédien (il est sorti de l’iNSAS en 2012), Salvatore Calcagno est primé pour son premier spectacle La Vecchia Vaca, une plongée dans une Italie déjantée, une introspection personnelle autour de l’Italie natale, de la famille et du soleil, le tout garni de Nutella. Un spectacle où le corps et les blessures sont chorégraphies et rythmés au son des musiques des émissions télévisées italiennes des années 60, construit comme une Follia de Vivaldi.

Meilleurs auteurs (Guy Dermul et Pierre Sartenaer)
Par la théâtralisation de la biographie de Willem Kroon, artiste peintre, metteur en scène, traducteur, auteur et performer à l’existence rocambolesque, Guy Dermul et Pierre Sartenaer mettent en scène dans It’s my life and I do what I want une certaine histoire du XXe siècle. Ils questionnent également la méconnaissance actuelle de cet artiste, en contraste saisissant avec la réputation de tous ceux qu’il côtoyait et qui marquèrent dans leur domaine respectif l’histoire du siècle passé : le dramaturge Jerzy Grotowski, l’écrivain Samuel Beckett, les membres fondateurs de l’Arte Povera…

Meilleure création technique et artistique (l’équipe entière)
Mélanie Daniels, de Claude Schmitz, c’est d’abord la vision d’un visage et d’un corps qui se déploie au ralenti et ne s’abandonne jamais au repos ou au chaos rampant dans lequel l’équipe de tournage qui s’affaire sur le plateau à réaliser la suite du célèbre film d’Alfred Hitchcock, Les oiseaux, s’enlise, en pleine dépression.
Mélanie Daniels, c’est aussi une satire qui interroge la création en temps de crise et la crise en temps de création. Égarée entre les contraintes de production, les remises en question incessantes et leurs relations houleuses, l’équipe de tournage réalise à l’arrivée de sa "star" que ses véritables ennuis ne font que commencer.

Meilleur spectacle de danse (Black Milk)
Deux femmes traversent des situations sexuelles, sensuelles, absurdes, abstraites, animales (sauvages et domestiques), végétales. Elle suivent, acceptent, attendent, dirigent, font meutes, s’isolent, toujours en interaction, toujours solitaires. Black Milk, une chorégraphie de Louise Vanneste, réinvente la violence des échanges humains et de leurs métamorphoses sous un éclairage feutré.

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