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Le Palmarès 2015 du Festival Filmer à tout prix est désormais connu. Alors que la Scam se penche sur la situation des documentaristes avec une enquête approfondie et un atelier : Filmer à quel prix ?, elle salue ses membres lauréats et a couronné cette année une cinéaste engagée formellement et socialement.

Le Festival Filmer à tout prix s’est clôturé sur un palmarès belge et international. Pour les longs métrages belges, le jury était composé de Victor Paz Morandeira (journaliste, Espagne), Gustavo Beck (producteur et programmateur, Brésil) et Chantal Steinberg (directrice de l’École Documentaire de Lussas, France).

Le Prix du Jury, attribué par la Scam, est allé à Sophie Bruneau pour La corde du diable. Film de dispositif, de glissements, La corde du diable met à l’œuvre toutes les ressources du documentaire pour tirer du fil barbelé, cet objet de clôture, les métaphores et les conclusions qui s’imposent : à tout enfermer la vie déserte le champ.

Le Grand Prix du Jury a été à Kosmos de Ruben Desiere. Tourné au Gesù, un temps plus grand squatt d’Europe, basé sur le roman Cosmos de Witold Gombrowicz, le film était destiné à être une fiction, mais la menace de l’expulsion l’a rendu poreux à la réalité.

Le Prix Cinéart a été décerné à Anne Schiltz et Charlotte Grégoire pour Bureau de chômage, un film également présenté dans le cadre du WE du Doc.

Le Prix de la Quadrature du Cercle distingue Killing Time, entre deux fronts de Lydie Wisshaut-Claudel. Comme tue-t-on le temps entre deux combats ?

Le Prix du regard Bruxellois couronne Zone Zéro de Farzad Moloudi. Sur le même sujet que Kosmos, Zone Zero aborde le squat du Gesù, cet environnement « rude et provoquant » pour y trouver des réponses : est-il possible de construire une société équitable dans une sorte de "no man’s land" abstrait, basé entre autres sur la liberté individuelle ?

Mentionnons également le Prix du court-métrage belge attribué par le Studio l’Equipe à Yaar de Simon Coulibaly Gillard, un travail plastique sur lequel nous nous pencherons dans le futur Bilan des Auteurs.

Le festival a également tenu à rendre hommage à la cinéaste Chantal Akerman, disparue brutalement le 5 octobre dernier en présentant le documentaire I don’t belong anywhere de Marianne Lambert (membre du jury court métrage) et le film inédit de Gustavo Beck (membre du jury long métrage belge) Chantal Akerman, de cá.

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