Que ce soit aux Prix de la Critique ou lors des Web Fest, les auteurs de la SACD cartonnent ! Passage en revue de quelques créations lauréates.

Les Prix de la Critique relancent, à leur manière, une saison de théâtre et de danse en ramenant à notre mémoire des spectacles vus ou en suscitant l’envie de découvrir une chorégraphie que l’on aurait ratée.

Cette année encore, de nombreux membres de la SACD, dont Stéphane Arcas, vice-président du Comité belge, ont été distingués.

Aux Web Fest de Marseille et de Liège, c’est la série Euh… qui a remporté les suffrages, dans des catégories aussi différentes que le Prix du Public ou de la Meilleure Production. Pour ceux qui n’auraient pas encore découvert l’ensemble de ces créations, voici une nuée de trailers (et une websérie) à visionner.

Prix de la Critique

Christophe Sermet est lauréat pour la Mise en scène de Vania. Salué comme "un Tchékov déchirant, agressif, insinuant, choral - une épure parfaite", porté par une nouvelle traduction co-réalisée avec Natacha Belova et servi par une scénographie épurée (le comptoir-zinc très éloigné de la forêt de bouleaux) de Simon Siegmann, le Vania de Christophe Sermet résonne contemporain, dans ses gestes, comme dans ses accords, à découvrir ici.

Sacré Meilleur auteur, Riton Liebman avec Liebman Renégat, un texte "de" et "avec", puisqu’il le porte sur scène avec la collaboration de David Murgia. Quel rapports entretient-on avec son fils quand on a eu une figure de père comme celle de Marcel Liebman, brillant professeur issu d’une famille juive polonaise qui a connu la Shoah et est devenu l’un des premiers défenseurs de la cause palestinienne ? Riton Liebman répond (un peu) à un présentateur au délicieux accent canadien : à voir.

Stéphane Arcas reçoit le Prix de la scénographie pour Démons me turlupinant, une adaptation du roman de Patrick Declerck par Antoine Laubin et Thomas Depryck. Arcas campe les deux alter ego de l’auteur devant une bibliothèque (à ranger, peut-être) et crée ainsi le paysage du spectacle. Un spectateur par soir est invité sur scène à lire un chapitre de Démons, avant que les deux comédiens rassemblent en 25 chapitres courts les souvenirs éparpillés de l’auteur. Le tout, un peu décalé, à l’image de ceci.

Avec la compagnie Giulisu, Lisa da Boit est couronnée dans la catégorie Danse pour Il Dolce Domani. Dans un lieu confiné, une femme et quatre hommes se retrouvent à vivre le reste de leur existence ensemble. Leurs histoires sont liées… Sur cette trame, Lisa da Boit et Céline Curvers, en complicité pour la conception et la mise en scène - nous présentent le passage du temps, les pleins et les déliés de nos vies. Une danse généreuse, à goûter .

Le Prix du jeune public va aux Misérables par la compagnie des Karyatides. Marie Delhaye et Karine Birgé réussissent l’exploit de représenter sur une table deux mille pages de roman épique à l’aide d’objets chinés aux Petits Riens, aux puces ou dans les brocantes. Peut-être que l’auberge des Ténardiers est l’ancienne boîte à biscuits de votre grand-mère, c’est à vérifier en cliquant sur ce lien.

Les Web Fests

Euh… , la websérie de Brieuc de Goussencourt, a remporté en début de mois, au Marseille Web Fest, le Prix de la Meilleure réalisation et le Prix de la meilleure production. Au Liège Web Fest, ces 16 et 17 octobre 2015, il est reparti avec le Prix du Public et celui de la Meilleure websérie belge, attribué par la SACD. Si vous n’avez pas encore découvert Benoît, l’histoire du mec qui ne sait pas faire de choix, profitez d’un week end pluvieux pour plonger ici.

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