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Alors que la France s’orientait vers la démocratisation de la culture, la Belgique choisissait une politique volontariste de démocratie culturelle, destinée à soutenir, en premier lieu, la créativité et l’expression des citoyens. Si les deux modèles sont aujourd’hui à bout de souffle, ils ont laissé des traces. Comment les renouveler et mettre l’artiste au centre ?

La place de l’auteur dans l’organisation de la culture

"Progressivement s’impose en effet l’idée, que l’éveil aux différentes esthétiques au travers de la rencontre des œuvres ainsi que l’initiation à une pratique artistique durant le temps scolaire contribue de manière fondamentale aux apprentissages nécessaires pour développer une personnalité ouverte à la diversité culturelle et à l’innovation, créative et critique, soit des attitudes et aptitudes attendues en ce début de XXIème siècle", écrit Michel Guérin, directeur de l’Observatoire des Politiques culturelles, dans l’éditorial de ce Dazibao 15. Soit une présence, demandée, reconnue même comme précieuse, de l’auteur à l’école.

Une proposition qui, destinée à penser, à organiser, la place de l’auteur au sein de l’institution scolaire, est un premier pas. Car, ne l’oublions pas, en termes de démocratie culturelle, la Belgique, comme nous le rappelle Jean-Louis Genard, a mené une politique culturelle qui s’est construire sur l’exclusion de l’auteur/artiste qui n’a pu "bénéficier qu’indirectement (et de manière différenciée selon les secteur) des accroissements de moyens injectés dans la culture."

Des propositions, des pistes

Le Dazibao 15 explore, dans son dossier, différents postulats qui légitiment que l’artiste, soit, a contrario, au centre de toute politique culturelle, car le mieux habilité à diffuser son œuvre, à la mettre en résonance avec le public. En ce sens, l’auteur est le premier vecteur de démocratisation. Quelques pistes sont lancées pour conforter cette position, comme la révision du statut et de l’action de la RTBF.

Dans sa Prise de parole, Paola Stévenne invoque ces documentaristes qui partent à la rencontre de leur public et ces festival aux lignes éditoriales affirmées qui font salle comble. Trouver son public n’est pas une question de forme et de propos, mais bien un "travail permanent qui demande audace et esprit de collaboration". Elle invoque un autre usage des réseaux sociaux et la smart curation : s’emparer de ces outils pour innover, pour soutenir de nouveaux prescripteurs.

Enfin, la SACD et la Scam demandent, proposent. Que les acteurs subventionnés soient redevables d’un effort de diffusion. Que les prestations effectuées par les auteurs, et qui entourent la diffusion de l’œuvre, soient correctement rémunérées. Ce qui constituera, précisément, le sujet du prochain Dazibao.

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