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Deux fois lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire, couronné du Prix Cyrano pour l’ensemble de son œuvre, l’auteur des Étoiles mourantes les a rejointes. Ayerdhal nous a quittés. La science-fiction perd un créateur de mondes et de formes. Pas d’autre hommage que sa lecture, mais un rappel de quelques faits.

"Il fait blanc partout, mais la mort est blanche, je le sais depuis plus de deux ans." Ainsi écrivait Ayerdhal dans la préface d’Histrion, en hommage à Frank Herbert, décédé du cancer, le même crabe qui emporta l’écrivain - il a tenu ses lecteurs informés des progrès de sa maladie au fil des réseaux sociaux, manière de partager l’humanité, de ne pas se croire d’une autre planète, lui qui en inventa beaucoup.

Partout, Ayerdhal fut loué pour son exigence, une louange que l’on réserve généralement aux grands stylistes que l’on estime égarés dans les ultra-zones de la littérature, comme la science fiction ou le polar, deux genres qu’il nourrit à la fois de son réalisme et de son imaginaire. Réalisme, car il ne voulait pas que l’homme puisse proclamer son innocence face au désastre du monde, imaginaire pour la beauté des rêves libertaires (il est l’auteur de Parleur ou les chroniques d’un rêve enclavé).

Il aimait les dystopies, ces bifurcations du "il serait une fois", le noir du polar, l’amplitude des space operas : La Bohême et l’Ivraie nous fait parcourir les 260 mondes de l’Homéocratie.

Le Diable Vauvert avait entrepris de rééditer les livres de cet auteur au vaste souffle, à nous d’y plonger. À l’écriture d’Ayerdhal d’avoir le dernier mot. "L’année qui s’achevait n’avait été ni une révélation, ni une révolution, contrairement à ce qu’en disaient les maes, simplement, en lui, la créativité poursuivait sa lente évolution vers il ne savait où, vers il ignorait quoi." Vers des étoiles vivantes, peut-être.

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